Les Lycéens en Cavale sont de retour après une absence de 4 ans ! Le tremplin musical pour les groupes lycéens est cette année en partenariat avec Rock en Seine et douze autres structures musicales du territoire.
A l’initiative des Zuluberlus et au regard d’un nouveau projet de territoire, un certain nombres de structures musicales d’Ile de France (La Clef, La Cave Dimière, Le Sax, Le Tamanoir, L’Entrepont, Daniel Féry, La Bassecour, LPE, Le 25 de la vallée, Les Zuluberlus) ont décidé de se parler et d’engager un travail en commun en partenariat avec le RIF et les réseaux départementaux afin de mettre en exergue leur travail d’action culturelle et d’accompagnement auprès des lycéens.
Parallèlement, la région IDF mandate le festival Rock en Seine pour qu’il organise un tremplin lycéens et une présence de trois groupes sélectionnés en première partie de la sélection IDF sur le stand de la région. D’ores et déjà l’Empreinte, à Savigny le Temple et le Hangar à Ivry se sont engagés auprès du festival pour présenter un artiste.
Une discussion s’est donc engagée entre RES et les structures précitées du grand ouest sur les conditions d’un véritable partenariat pendant le festival et en amont lors des sélections.
Les modalités du partenariat sont établies et les Zuluberlus assureront la coordination du projet "Lycéens en Cavale".
Même si nous menons chacun au jour le jour, dans nos structures et réseaux, des projets d’accompagnement des amateurs et lycéens ainsi que des rendez vous mensuels en vivant et en direct, l’actualité des partenaires institutionnels et de l’Etat met en exergue une nécessité que nous affirmons sans cesse depuis plusieurs décennies.
L’explosion des barrières territoriales, la refonte de la réflexion autour des réseaux et les difficultés croissantes de nos structures en terme de reconnaissance et de financements nous obligent à inventer des nouvelles formes de coopérations. Ce projet a l’avantage de penser un travail en commun autour d’un véritable savoir faire, l’accompagnement à la source de la création artistique.
Le timing étant serré en cette première édition commune, nous irons à l’essentiel, laissant sans doute la perfection totale et définitive en d’autres lieux. La sélection par exemple ne se fera pas par un appel national aux talents de la terre française mais par cooptation et savoir faire des partenaires, sur des groupes de tout style repérés sur scène, en répétition.
Les deux premières scènes auront lieu à Nanterre et Chaville.
22 avril : sélection à Nanterre

13 mai : sélection à Chaville

On s’entend à ce moment sur 8 groupes qui nous parlent et on attaque la deuxième phase de sélection. 4 groupes par soirs sur 30 mns . Une date à Argenteuil le 06 mai et l’autre à Saint-Germain inna the club le 02 juin. On se retrouve donc encore ensemble pour arriver à 4 formations. La dernière étape de sélection se déroulera à Chatou le 10 juin.
Progressivement, à chaque étape, libre à nous de remettre une touche d’accompagnement au regard de nos possibilités. Nous avons donc 4 artistes en juin que nous pouvons accompagner de septembre 2017 à juin 2018 et leur proposer des scènes dans toutes nos structures. Sympa car en plus des sélections ils peuvent enquiller entre 5 à 7 gigs dans la saison. Nous pouvons aussi décider d’aller plus loin en mode enregistrement, coaching, premières parties …
6 mai : Demi finale à Argenteuil (95)
2 juin : Demi finale à Sainrt Germain en Laye (78)
10 juin : Finale à Chatou (78)

Rock en seine apparaît dès lors comme une opportunité de plus pour un des 4 groupes qui se produira à St Cloud pendant le festival le samedi 26 Août.

Malgré des effets d’annonces, une approche nouvelle des pratiques amateurs dans la
LCAP, les structures et réseaux subissent une baisse sans précédent de leurs ressources
et un désengagement des collectivités territoriales en général.
Les actions d’accompagnement et l’action culturelle de proximité semblent de surcroît
être reléguées au second plan d’un développement déjà chaotique.
Ce projet permet d’affirmer collectivement l’importance de ces missions dans
l’ensemble de nos activités. Ce travail fait partie intégrante de notre quotidien et est le
fruit d’un investissement des équipes depuis de nombreuses années.
Ce travail de fond aux frontières de la culture et de l’éducation montre l’efficacité des
musiques populaires dans l’épanouissement des plus jeunes.
La création artistique et l’émergence ne se décident pas mais se cultivent pas à pas.
Nous sommes capables d’inventer de nouvelles formes de projets de territoires au
regard des solidarités et indépendamment des bouleversements en terme de découpage
administratifs.
Les jeunes musiciens lycéens profitent du savoir faire, de la répétition à la diffusion et
l’enregistrement, des structures et des réseaux sur un large territoire allant de
Argenteuil à Achères.
Ce projet s’inscrit dans le temps, loin d’un simple tremplin puisque les structures
s’engagent sur deux saisons. La rencontre avec le public se fait donc dans la mobilité et
la longueur.
Les jeunes groupes peuvent profiter d’un accompagnement complet en terme artistique
(du studio de répète à la scène) mais aussi en terme de présentation et de connaissance
du secteur. (Fiche technique, démarches, recherche de dates …)
Dans un contexte difficile, cette initiative ajoute encore pour chacun
d’entre nous un investissement en temps sans contre partie si ce n’est celle du respect de
nos valeurs et une certaine conception de notre métier au regard de l’intérêt général.

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